4 questions à Béatrice Ackermann-Lorber, directrice des gares d'Alsace

Portrait de Béatrice Ackermann-Lorber, directrice des gares d'Alsace SNCF Gares & Connexions - Maxime Huriez

Elle assure au quotidien le bon fonctionnement des gares, tant au niveau sécuritaire que confort, pour toutes les personnes transitant en gares. En quatre questions, la directrice des gares alsaciennes nous dévoile comment elle accompagne leur évolution.

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Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?

La diversité des sujets constitue une grande richesse. Très important pour moi également : voir les projets en gare se concrétiser et constater leur impact direct, visible et mesurable sur la satisfaction de nos client. Par exemple, depuis trois ans, nous avons engagé un projet d’ensemble visant à améliorer la gare de Saint-Louis dans le Haut-Rhin, Saint-Louis devenant une desserte du tramway reliant Bâle et Weil-Am-Rhein. Il était important pour nous que la gare soit moderne. Nous avons successivement repeint le hall, installé un nouveau commerce et modernisé les toilettes automatiques à disposition du public. Nous finalisons un chantier sur la réfection du souterrain, ainsi que la mise à jour de la signalétique. Enfin, je trouve motivant d’entraîner toute une équipe dans ces nouveaux projets. Il faut un “collectif” pour faire vivre nos gares.

À quoi ressemble votre quotidien ?

C’est une séance de jonglage ! En effet, je jongle entre divers sujets, dont la nature, les interlocuteurs et l’échelle de temps différent. Il y a, par exemple, des sujets opérationnels auxquels il faut apporter une réponse quasi immédiate, des sujets suivis à l’année comme les arbitrages budgetaires et d’autres concernant l’évolution des gares qui sont pilotés sur le moyen-long terme.

Qu’est-ce qui fait la particularité de vos gares ?

L’Alsace est une petite région extrêmement dense et dynamique ferroviairement parlant. Le réseau compte pas moins de 160 gares, soit une gare tous les trois kilomètres, dans lesquelles transitent quotidiennement plus de 700 trains TER. L’autre particularité des gares alsaciennes est qu’elles sont nombreuses à être exploitées comme des haltes avec, pour certaines, plus de 500 000 voyageurs par an. De plus, la région porte depuis de nombreuses années une politique de développement des gares, notamment à travers l’intermodalité dans les gares pour en faire des hubs de mobilité. Plus d’une centaine de gares ont ainsi bénéficié d’un programme d’aménagement visant, notamment, à améliorer les conditions d’approche et de stationnement des vélos, l’information voyageur, le confort d’attente et l’accès aux transports en commun. Pour les grandes et moyennes gares, on mise aussi sur l’animation avec, pour projet, que la gare fasse écho à la ville. Par exemple, Strasbourg a célébré les 30 ans du prix Sakharov. Nous avons exposé les photos de cet anniversaire sur une partie de la verrière de la gare.

Comment imaginez-vous votre métier dans le futur ?

La directrice de gare aura une maîtrise complète de toutes les ressources contribuant au bon fonctionnement de la gare pour remplir au mieux son rôle de chef d’orchestre et mieux tirer l’ensemble des équipes vers l’amélioration des sites gare. Pour développer encore plus l'intégration (économique, sociale, culturelle) de la gare dans son quartier, le chef de gare sera toujours plus en relation avec les acteurs locaux.